Liberté Naturelle

Écrits

La réalité naturelle est brûlante pour celui qui vit dans le rêve d’en être séparé.


Comme la flamme pour l’insecte.
Comme l’amour pour le soupirant.


Au chercheur, rien d’autre ne s’offre que l’embrasement total.

Il n’y a personne


Tu dis parfois « il n’y a personne ».

Oui.

Ça me fait peur.

Oui, ça peut faire peur.

Pourquoi ?

Tout ce que connais le moi, le chercheur, c’est lui-même. Sa propre présence. Sans cela, il n’y a plus rien, et ça, ça fait peur.

Mais pourquoi ?

Le chercheur à peur de sa propre fin. Tout ce qui l’intéresse et l’anime est sa préservation et sa continuation. Bien sûr il n’y a pas de vraie raison à cela, comme il n’y a pas de vrai chercheur. Mais il semble que ce soit son fonctionnement : être, et continuer.

Mais s’il n’y a personne, il n’y a aucune raison d’avoir peur !

Bien sûr ! Cette peur fait cent pour cent partie de l’illusion. Elle témoigne d’un conflit apparent entre le monde illusoire du chercheur de devoir être et survivre et la réalité naturelle qu’il n’y a personne et donc pas de conflit.

Ce que tu dis me fait encore plus peur !

Oui. Ces mots ne tentent pas de convaincre quelqu’un de quelque chose du genre « il n’y a aucune raison d’avoir peur » et ainsi de suite. Ils mettent en lumière que cette peur est rêvée, comme la séparation qui l’engendre, et ça c’est effrayant d’un point de vue énergétique pour celui qui tente de survivre. C’est très direct et sans compromis : « Il n’y a personne, c’est ceci ».

Waouh !

Le 15 septembre 2026